Collection Gran Sasso Automne-Hiver 2019/2020

Pulls et vestes en maille Gran Sasso, hiver 2019 : faire un choix relève du défi

Les lecteurs de ce site le savent, une affinité particulière me lie, depuis de nombreuses années déjà, à Maglificio Gran Sasso, producteur de maille italienne depuis 1952, installé dans la région des Abruzzes, au pied du Parc National du Gran Sasso qui lui donne son nom. Deux raisons justifient ma fidélité :

1/ Gran Sasso offre une qualité constante et un socle de modèles permanents, ce qui permet au client fidèle que je suis de ne pas avoir à se demander s’il retrouvera la qualité de tissage/le modèle de pull recherché, d’une collection à l’autre. En général, les basiques sont même reconduits deux fois, une en hiver, l’autre en été. Pratique !

2/ Au-delà de cet aspect rassurant, les présentations de collections sont toujours l’occasion de dénicher une poignée de nouvelles pièces réellement originales, exclusives (qui rejoindront peut-être, l’année suivante, le lot des modèles reconduits). C’est le cas, cette fois encore, avec la collection de cet hiver, qui ne manque pas d’attrait(s).

Collection Maglificio Gran Sasso Automne-Hiver 2019/2020

Où acheter les vêtements Gran Sasso : en ligne ou en boutique ?

Tout dépend de la zone géographique dans laquelle vous vous trouvez. Les boutiques physiques lointaines ont l’avantage de proposer des pièces souvent plus colorées, alors que les magasins multimarques hexagonaux, sensibles aux goûts d’une clientèle plus réservée, se contentent souvent de bleu marine et de gris. Quant à la boutique en ligne de la marque, elle représente un bon compromis entre les basiques et certaines nouveautés plus tendance. Quel que soit votre choix, ne soyez pas déçu si les modèles présentés ci-dessous ne sont pas tous disponibles : entre le Pitti Uomo (ou le showroom) et la production, il est normal qu’une partie disparaisse, faute d’acheteurs professionnels en nombre suffisant.

Côté matière(s), l’accent est mis cette saison sur la praticité : laines respirante, déperlante, fils double retors, mouliné, sans oublier les indispensables cachemires (au premier rang desquels le classique des classiques cardigan à torsades).

Le gilet croisé en laine, présent depuis deux ans dans les collections, s’enrichit de couleurs plus neutres (plusieurs gris, plusieurs bleus) qui le rendront, à coup sûr, encore plus facile à porter. Restons dans la croisure, pour constater l’apparition de vestes à boutons dorés aussi confortables que statutaires, histoire de jouer avec les codes (des torsades, toujours).

Moins spectaculaires, mais définitivement utiles, et d’un rapport qualité/prix indépassable, les cardigans full zip, disponibles en version Rain wool (un traitement Téflon est appliqué directement sur le fil), pure laine, et cachemire deux fils.

Collection Maglificio Gran Sasso Automne-Hiver 2019/2020Collection Maglificio Gran Sasso Automne-Hiver 2019/2020Collection Maglificio Gran Sasso Automne-Hiver 2019/2020Collection Maglificio Gran Sasso Automne-Hiver 2019/2020Collection Maglificio Gran Sasso Automne-Hiver 2019/2020Collection Maglificio Gran Sasso Automne-Hiver 2019/2020Collection Maglificio Gran Sasso Automne-Hiver 2019/2020Collection Maglificio Gran Sasso Automne-Hiver 2019/2020Collection Maglificio Gran Sasso Automne-Hiver 2019/2020Collection Maglificio Gran Sasso Automne-Hiver 2019/2020Collection Maglificio Gran Sasso Automne-Hiver 2019/2020Collection Maglificio Gran Sasso Automne-Hiver 2019/2020Collection Maglificio Gran Sasso Automne-Hiver 2019/2020Collection Maglificio Gran Sasso Automne-Hiver 2019/2020Collection Maglificio Gran Sasso Automne-Hiver 2019/2020Collection Maglificio Gran Sasso Automne-Hiver 2019/2020Collection Maglificio Gran Sasso Automne-Hiver 2019/2020Collection Maglificio Gran Sasso Automne-Hiver 2019/2020Collection Maglificio Gran Sasso Automne-Hiver 2019/2020Collection Maglificio Gran Sasso Automne-Hiver 2019/2020Collection Maglificio Gran Sasso Automne-Hiver 2019/2020

Mon coup de cœur Gran Sasso, collection Automne-Hiver 2019-20 : le blouson « Travel Wool »

Les blousons sont fortement représentés cette année dans les collections Gran Sasso, comme l’indiquent les images qui suivent. Ils viennent en complément des vestes en maille, dont le succès ne se dément pas.

Collection Maglificio Gran Sasso Automne-Hiver 2019/2020Collection Maglificio Gran Sasso Automne-Hiver 2019/2020Collection Maglificio Gran Sasso Automne-Hiver 2019/2020

Au-delà des bombers et autres teddys en laine bouillie, ma préférence va vers le blouson Travel Wool, compagnon idéal des voyages sport-chic. Fil double retors, pour une meilleure résistance à l’usure et au boulochage, traitement hydroperlant respectueux de l’environnement, entretien facile, lavage et séchage en machine : de quoi faire contrepoint à une autre pièce tout aussi indispensable en voyage, le sacro-saint blazer uni.

Collection Maglificio Gran Sasso Automne-Hiver 2019/2020Collection Maglificio Gran Sasso Automne-Hiver 2019/2020

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Marc Di Fiore, tailleur

Marc Di Fiore : portrait d’un tailleur parisien notoirement méconnu

Je suis très heureux aujourd’hui de pouvoir parler d’un tailleur dont la discrétion est inversement proportionnelle au talent, et qui ignore quasiment tout (de) ce qui n’est pas son travail ; très heureux dans la mesure où ces deux aspects forment la meilleure définition de l’artisan.

Fils d’Elie Di Fiore (originaire du même village que Mario de Luca, le père de Marc de Luca), Marc Di Fiore fait son apprentissage chez Joseph Camps, aux côtés de Francesco Smalto et de Claude Rousseau. Son second apprentissage, devrais-je dire. Formé par son père, lui-même fils de tailleur, le jeune homme savait déjà réaliser un costume de A à Z avant de rencontrer le maître. Sous la houlette de ce dernier, il commence par faire table rase de tout ce qu’il croit maîtriser. Ce nouveau départ lui prendra à peu près un an, à la suite de quoi le voilà apte à voler de ses propres ailes. Il s’installe d’abord boulevard Saint-Michel, son quartier (en 1968, les pavés volent si près de son atelier qu’il est contraint de plier bagage). Sa clientèle est moins extravagante que celle des tailleurs de la Rive droite, plus sensible, peut-être, à un certain esprit « village » et à une relation personnelle. Depuis une vingtaine d’années, Marc Di Fiore évolue au pied du Sénat, dans cette rue de Tournon si bien proportionnée, si bien fréquentée, si germanopatrine, en un mot, qu’elle mériterait une place de choix au Monopoly.

J’exagère en disant que Marc Di Fiore est un tailleur méconnu. C’est un tailleur pour initiés. Son nom circule peu, comme si les clients préféraient le garder pour eux. Jeunes et moins jeunes savent pourtant qu’il livre un excellent travail, classique, loin des modes, pour un prix définitivement raisonnable que je lui laisse le soin de divulguer. Parmi les personnalités connues ayant fait appel à ses services, citons au moins un président de la République. Aussi curieux que cela paraisse, Claude Chirac n’avait alors qu’une ambition : que son candidat de père ressemblât à un certain… Humphrey Bogart. Moralité : n’exigeons pas d’un tailleur plus qu’il ne peut promettre… et méfions-nous des tailleurs qui promettent trop. Ci-dessous, quelques vues de l’atelier et de pièces à l’essayage.

Marc Di Fiore
29, rue de Tournon 75006 Paris
01 43 54 67 95

Marc Di Fiore : quelques exemples en images

Marc Di Fiore, tailleur, ParisMarc Di Fiore, tailleur, ParisMarc Di Fiore, tailleur, ParisMarc Di Fiore, tailleur, ParisMarc Di Fiore, tailleur, ParisMarc Di Fiore, tailleur, ParisMarc Di Fiore, tailleur, ParisMarc Di Fiore, tailleur, ParisMarc Di Fiore, tailleur, ParisMarc Di Fiore, tailleur, ParisMarc Di Fiore, tailleur, ParisMarc Di Fiore, tailleur, ParisMarc Di Fiore, tailleur, ParisMarc Di Fiore, tailleur, ParisMarc Di Fiore, tailleur, ParisMarc Di Fiore, tailleur, Paris

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Alberto Voglio, culottier napolitain

Alberto Voglio : un culottier Napolitain à Paris

Comparaison n’est pas raison, a fortiori quand il s’agit de sartorie. Mis en lumière il y a plus de dix ans par Scott Schuman alias « The Sartorialist », Salvatore Ambrosi est longtemps apparu comme LE culottier napolitain, à tel point qu’on pouvait légitimement se demander s’il y en avait d’autres. La suite nous montra que oui. Marco Cerrato, Pasquale Mola, Alberto Voglio, apparus plus récemment (via l’application sartorial-friendly par excellence, Instagram), s’ils ne sont pas nés d’hier, et s’ils ne présagent pas d’autres culottiers, d’autres pantalonniers à découvrir, prouvent que le fatto a mano Made in Naples a de beaux jours devant lui. Heureusement, du reste. Je parlais récemment avec un client étranger de Salvatore Ambrosi, qui me confiait attendre son premier pantalon depuis trois ans (soit dit en passant, il ne semblait pas traumatisé).

La famille Voglio fait œuvre d’artisanat depuis le début du XXe siècle. Deux branches se partagent l’héritage familial. Giuseppe, l’arrière-grand-père, a transmis l’activité à son fils Alberto, qui l’a transmise à son tour à son fils Bruno, lequel, installé en 1966, décide de se spécialiser dans l’élaboration de pantalons sur mesure. De son côté, Pasquale, frère de Giuseppe, émigré à Santiago, au Chili, a passé le relais à son fils Umberto, disparu depuis. Alberto, fils de Bruno Voglio, représente donc la quatrième « génération tailleurs » de la famille. Titulaire d’un diplôme de modélisme, il a appris aux côtés de son père dès l’âge de neuf ans, et met un point d’honneur à ne livrer que des pantalons faits main, conformément à la tradition locale.

Premières images de pantalons signés Alberto Voglio : le fait main intégral

N’ayant pas encore passé le cap du premier essayage, je me contenterai pour l’instant de poster quelques images des pantalons terminés qu’il m’a été donné de voir lors du dernier passage d’Alberto Voglio à Paris, de vous indiquer que l’homme est très sympathique, qu’il est accompagné de son neveu, Michele, qui parle anglais (pour ceux qui ne seraient pas familiers de la langue de Dante), que ses tarifs comment à partir de 600 euros, et qu’il vous attend les 29, 30 et 31 mars prochains à l’hôtel Etoile Saint-Honoré, 214, rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris (pour toute prise de rendez-vous, le plus simple étant de le contacter via Instagram – https://www.instagram.com/albertovoglio). D’autres photos sont à venir, ainsi que mes commentaires sur un aspect tout aussi essentiel d’un pantalon sur mesure : la vestibilità.

Alberto Voglio, culottier napolitainAlberto Voglio, culottier napolitainAlberto Voglio, culottier napolitainAlberto Voglio, culottier napolitainAlberto Voglio, culottier napolitainAlberto Voglio, culottier napolitainAlberto Voglio, culottier napolitainAlberto Voglio, culottier napolitainAlberto Voglio, culottier napolitainAlberto Voglio, culottier napolitain

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Boutique éphémère septembre 2018

Une boutique éphémère dédiée au vintage haut de gamme et aux accessoires de luxe

C’est à un événement inédit que nous invitons les lecteurs de Milanese Special Selection, le dimanche 30 septembre et le lundi 1er octobre 2018, dans le très chic VIIe arrondissement de Paris : une boutique éphémère dédiée au vintage masculin haut de gamme (bespoke et prêt-à-porter), ainsi qu’à la présentation de notre collection d’accessoires pour homme réalisés, moitié en Angleterre, moitié en Italie, par des fabricants sélectionnés avec autant de passion que de soin patient.

Les habitués des boutiques de seconde main parisiennes, Stéphane (place du docteur Félix Lobligeois), Chez Ammar (rue Nollet), Chatolufsen (rue de Verneuil), ou encore de la boutique en ligne Le Vestiaire du Renard (créée par Maxime Pilard-Armand) savent le bénéfice qu’il y a à acheter des pièces vintage de qualité, qu’il s’agisse d’essayer une marque en prêt-à-porter à moindres frais ou de renouer avec une qualité de travail difficile à trouver chez les tailleurs actuels, ou alors à des prix très élevés (et parfaitement justifiés par ailleurs).

Pour cette première édition (nous espérons qu’elle sera suivie de beaucoup d’autres), nous avons privilégié la qualité au détriment de la quantité et fait le pari de l’éclectisme. Les vêtements de seconde main que nous proposons sont en bon, voire en très bon état. Parmi eux :
– un sublime manteau croisé bespoke en cachemire bleu nuit (col en vison et doublure matelassée en soie) réalisé par Henri Urban, approximativement taille 58 ; porté ; pour mémoire, élève de Joseph Camps, Urban était réputé pour sa sévérité et son intransigeance ; ce manteau est une pièce exceptionnelle et aurait toute sa place dans un musée ;
– un manteau droit 3 boutons, laine et cachemire, Canali, taille 48, état proche du neuf ;
– un smoking bespoke signé Feruch, approximativement taille 50, état proche du neuf ; très apprécié des connaisseurs, Gilbert Feruch a exercé ses talents rue du Faubourg Saint-Honoré ; ses vestes à col officier en grande mesure ont fait sa réputation ; l’état et la qualité de ce smoking en font un modèle de choix ;
– un costume bespoke Arnys, droit, trois boutons, poches anglaises, approximativement taille 50 long, daté de 2009 ; en excellent état ; on ne présente pas la maison Arnys, dont le rachat par LVMH laissa derrière elle de nombreux orphelins ;
– une veste bespoke droite, deux boutons et demi, Antonio Pascariello, approximativement taille 50 ; état d’usage ;
– un costume Hartwood (réalisé par Caruso) en donegal, taille 48 ; très bon état ;
– un costume noir à fines rayures tennis, tissu Loro Piana 90% laine, 10% cachemire, taille 48 ; Sartoria Pica Milano (réalisé par Caruso) ;
– un costume croisé d’Avenza, 100% soie, taille 48S ; bon état ;
– un complet bespoke signé Ward & Kruger, approximativement taille 52 ;
– un costume Camps de Luca, approximativement taille 50+, en état d’usage ;
– un costume Massimo Piombo en coton beige, taille 48 ; créateur atypique, Massimo Piombo s’est fait connaître pour son sens des matières, de la coupe, et de la rareté ;
– un costume Ring Jacket, taille 48 ; état d’usage ;
– un costume Giuseppe Caristo constituant, en l’espèce, une authentique rareté ; Forbice d’Oro (Ciseaux d’or), M. Caristo a fait toute sa carrière à Turin, haut-lieu injustement méconnu de la tradition tailleur italienne ;
– un trench-coat Sealup, taille 48 ; état neuf ;
– un costume Franck Namani (réalisé par Cesare Attolini), approximativement taille 56 ;
Cette liste n’est pas limitative et n’exclut pas d’autres éventuelles bonnes surprises.

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Nos premiers accessoires : des écharpes en cachemire pour homme et femme, des cravates tricot pour monsieur

En attendant le lancement – imminent – de notre site de vente en ligne dédié aux accessoires haut de gamme, nous avons le plaisir de vous présenter quelques clichés des premières pièces que nous commercialisons. Notre offre est constituée pour l’instant d’écharpes en cachemire anglais (deux formats, classique et étole/plaid) pour l’hiver, et d’écharpes en cachemire italien pour la mi-saison, ainsi que de cravates en tricot, en soie et en cachemire – autant de basiques indémodables à conserver longtemps dans sa penderie, et à porter le plus souvent possible.

Le prix des cravates s’échelonne entre 60 et 115 euros, celui des écharpes/étoles entre 198 et 396 euros.

La taille de la boutique qui a la gentillesse de nous accueillir durant ces deux jours n’étant pas extensible, nous invitons les personnes intéressées à se manifester à l’adresse suivante : llc@milanesespecialselection. Nous leur communiquerons tous les détails de l’événement.

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Luisa Cevese Riedizioni

Luisa Cevese : du goût, du plastique, de la récup’, et une bonne dose de créativité

Après une très longue absence sur laquelle je reviendrai prochainement (au passage, je tiens à remercier les lecteurs de MSS qui m’ont fait l’amitié de m’écrire durant cette période), je souhaiterais, en guise de come-back, vous présenter une femme qui ne manque pas de ressources, Milanaise, autodidacte, et qui, après un parcours professionnel riche et varié dans l’industrie textile, a décidé, en 1996, de se lancer dans une aventure un peu particulière : la création d’une marque de sacs et d’accessoires réalisés à partir de plastique et de matériaux de récupération.

Très sincèrement, je n’aurais jamais pensé que l’on pût parler de polyuréthane en termes poétiques avant de rencontrer Luisa Cevese (pour être encore plus sincère, je n’aurais jamais pensé m’intéresser un jour au polyuréthane avant de rencontrer Luisa Cevese). Ceci étant dit, sa démarche mérite qu’on s’y intéresse. D’abord, parce qu’elle ouvre la voie à toutes sortes d’expérimentations (une fois triés, les matériaux récoltés sont agglomérés au plastique sous forme de feuilles qui serviront à produire les sacs), ensuite parce qu’avec ce procédé, chaque objet réalisé est unique. En effet, non seulement les matériaux utilisés (fils, fibres, étoffes) arrivent à l’atelier en quantité limitée, au gré des chutes produites, mais les feuilles elles-mêmes ne présentent aucune régularité, aucune constante (comme ce pourrait être le cas pour un papier peint ou un tissu imprimé). Ce qui explique que les séries signées Luisa Cevese soient si peu des séries, mais bien plutôt des éditions limitées.

Reste, bien entendu, la question du contact physique avec la matière, dont je conçois qu’il puisse ne pas plaire à tout le monde. Cette question passe très vite au second plan dès lors qu’un objet a commencé à vous attirer. Si vous êtes de passage à Milan, n’hésitez pas à faire un détour par la Via Giuseppe Brentano (à une station de métro du Duomo). Vous serez surpris d’y rencontrer une authentique passionnée, sans compromis, qui sera ravie, je n’en doute pas, de vous faire découvrir son univers et ses créations.

Luisa Cevese Riedizioni, sacs et accessoires en édition limitée

Luisa Cevese RiedizioniLuisa Cevese RiedizioniLuisa Cevese RiedizioniLuisa Cevese RiedizioniLuisa Cevese RiedizioniLuisa Cevese RiedizioniLuisa Cevese RiedizioniLuisa Cevese RiedizioniLuisa Cevese Riedizioni

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Ateliers Baudin, lunetterie artisanale

Ateliers Baudin : des lunettes artisanales à vos mesures

Qu’est-ce que le sur mesure en lunetterie ? Pour être franc, je n’avais qu’une très vague idée de la réponse à apporter à cette question avant de rencontrer Brice Maître, Paul de Labriffe et Guillaume Clerc, les trois associés des Ateliers Baudin. Depuis septembre 2016, ces Jurassiens passionnés officient rue de Penthièvre, où se pressent indifféremment des esthètes, des fétichistes (l’écaille a ses adeptes, qui se reconnaissent entre eux), et d’honnêtes curieux (à l’instar de votre serviteur), principalement soucieux d’élégance et d’ergonomie.

Opticien-optométriste de son état, fort de 15 années d’expérience au service de la clientèle la plus exigeante, Guillaume Clerc est le moteur de l’aventure, celui qui lui donne son sel. J’avais fait sa connaissance en janvier 2016 à Florence, à l’occasion d’une conférence organisée par Simon Crompton. Son diplôme d’opticien-lunetier en poche, Brice Maître a appris à travailler la corne et l’écaille chez les meilleurs artisans avant de vivre plusieurs vies professionnelles dans l’optique. Quant à Paul de Labriffe, c’est la cheville financière et entrepreneuriale du trio.

Ateliers Baudin, lunettes artisanales sur mesure

Comment se déroule la création d’une lunette sur mesure Ateliers Baudin ?

Sauf demande particulière (modèle 100% inédit ou inspiré d’une forme ancienne), le dessin d’une lunette est ébauché en puisant dans une bibliothèque de styles riche de très nombreux modèles, puis adapté aux mesures du client. Il s’agit de comprendre la personnalité de ce dernier, son environnement, ses goûts, ses exigences personnelles et professionnelles, tout en tenant compte des contraintes imposées par la morphologie de son visage, sa carnation, sans oublier sa correction oculaire.

Le processus, entièrement artisanal, prend de trois à quatre semaines. Un premier rendez-vous est l’occasion de définir une orientation, de prendre les cotes et de choisir la matière. Le second permet de valider le style en affinant les proportions et les détails. Le troisième, enfin, sert aux derniers réglages, gages de confort et de précision.

Aux possibilités offertes par la monture répond un choix non moins vaste en termes de verres. Ateliers Baudin travaille avec les meilleurs verriers, Essilor et Zeiss, afin de traiter tous les types de correction. La bibliothèque de verres solaires recèle pas moins de 70 verres, étant entendu qu’il est possible de réaliser toute teinte de verres solaires au modèle.

Ateliers Baudin, lunettes artisanales sur mesureAteliers Baudin, lunettes artisanales sur mesureAteliers Baudin, lunettes artisanales sur mesureAteliers Baudin, lunettes artisanales sur mesureAteliers Baudin, lunettes artisanales sur mesureAteliers Baudin, lunettes artisanales sur mesure

Les matières travaillées par Ateliers Baudin

L’écaille de tortue, nec plus ultra de la lunetterie

Matière précieuse entre toutes, l’écaille de tortue Carette est l’une des plus difficiles à travailler. Ultra-légère, susceptible d’infinies nuances variant du noir profond au blond jaspé en passant par le rouge cerise (l’ultra-blonde représentant seulement 1% de la surface utilisable), elle se patine avec le temps. Issue de stocks réglementés par la convention de Washington, l’écaille de tortue constitue sans nul doute le summum du luxe en lunetterie.

La corne, un matériau naturel inégalable

La corne présente de nombreux avantages. Légère, durable, elle présente elle aussi une très grande variété de couleurs et de dégradés (beige, rose, gris, jusqu’au brun et au noir profond). Sans compter que, par définition, aucune plaque de corne n’est identique à une autre. Les cornes utilisées par Ateliers Baudin sont achetées à des exploitants locaux, expédiées en France en région parisienne et soigneusement « déroulées ». La corne est sciée, une première fois horizontalement puis transversalement, mise à tremper dans une huile chauffée à 110°, puis aplatie et placée sous presse. Reste à la surfacer et à la polir. Le polissage est l’un des secrets les mieux gardés de la haute lunetterie. Grâce à des techniques spécifiques et à des outils vieux de près d’un siècle, il est possible de feutrer la matière, autrement dit de créer des micro-facettes. Les biseaux ainsi obtenus, si fins soient-ils, sont parfaitement plats et rectilignes. L’opération de polissage demande une précision extrême : une seconde de feutrage en trop , et toute la lunette est à refaire.

L’oreille retournée est une forme inventée par Yves Saint-Laurent dans les années 1970. Aucun rivet n’étant utilisé sur la face, le lien entre la branche et la face se situe sur le côté. Quant à l’arrondi, il permet d’épouser parfaitement la forme du visage. Nécessitant deux fois plus de travail qu’une paire classique, l’oreille retournée en corne est une exclusivité des Ateliers Baudin.

Les combinés (métal/acétate, métal/corne)

Peu courantes en sur mesure, les combinaisons de matières constituent une option intéressante. Les combinaisons sont variées : face en corne, branches en métal ; cercle en corne, nez en métal ; face en métal rehaussée d’arcades en corne ; face en métal, branches en corne,etc. Les possibilités s’étendent à l’emploi de métaux précieux, mats ou brillants, aux placages d’écaille et aux incrustations de pierres.

Et le prix, dans tout ça ?

Laissons plutôt la parole aux fondateurs des Ateliers Baudin. « Nos tarifs commencent là où s’arrêtent ceux des modèles industriels. Chaque demande étant unique, nous invitons les personnes intéressées à se rapprocher de nous pour un devis détaillé. » Soit.

En guise d’indication, signalons cependant qu’une paire en acétate coûte entre 600 et 900 euros, une paire en corne entre 900 et 1600 euros, tandis que l’écaille, elle, nécessitera un devis au cas par cas.

Ateliers Baudin
38, rue de Penthièvre
75008 Paris
Guillaume Clerc – guillaume@ateliersbaudin.com
01 40 70 95 23 /06 37 27 19 38

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Claude Rousseau, tailleur français

Claude Rousseau, ou Le triomphe de l’école Camps

Il n’est jamais aisé de parler d’une légende. Que Claude Rousseau ait été, de ses débuts aux côtés de Joseph Camps jusqu’à son départ à la retraite au début des années 2000, un tailleur français, chacun s’en convaincra volontiers ; qu’il ait été l’un des rares grands maîtres de l’art tailleur français, voilà ce qu’il convient d’expliquer.

Moins connu que Francesco Smalto, qui le considérait comme le plus grand tailleur de la place de Paris (la réciproque vaut également), Claude Rousseau est d’abord, comme Smalto, comme Urban, comme Ungaro, un élève de M. Camps, tailleur hors pair, et, surtout, infatigable ingénieur du vêtement.

Henri Urbanczyk, Emanuel Ungaro, Francesco Smalto, Joseph CampsJoseph CampsCamps, présentation de tissusHenri Urbanczyk, Camps

Natif de Vic (province de Barcelone), Joseph Camps s’était installé en France à la fin de la Guerre, après avoir appris son métier en démontant les costumes des meilleurs tailleurs espagnols de l’époque. Figure majeure du Groupe des Cinq regroupant à l’origine André Bardot, Socrate, Di Nota, Gaston Waltener et lui (Max Evzeline ayant rejoint le groupe un an plus tard, en 1957), il passait à juste titre pour un génie de la coupe.

Tout le monde garde en mémoire les photos de Hassan II, habillé par Smalto, mais il faut savoir que le premier tailleur du prince Moulay El-Hassan, futur roi du Maroc, et de son père, Mohammed V, était Joseph Camps. À cette époque, deux apiéceurs se partageaient le travail dans une chambre de bonne : Claude Rousseau et Henri Urban.

Joseph Camps, tailleur, Paris

L’histoire a été maintes fois racontée. En 1962, Francesco Smalto quitte Camps et les Champs-Elysées pour s’installer rue de Miromesnil, emmenant avec lui le commercial, le vendeur… et une bonne partie des clients, à qui il avait pris soin d’envoyer un faire-part.

Coupeur apprécié, associé à tous les essayages, Claude Rousseau est d’abord approché par Hassan II pour devenir son interlocuteur exclusif. Mais Joseph Camps, désormais méfiant, s’y oppose, et c’est Smalto qui, quelques mois plus tard, remportera la mise.

La suite ? Henri Urban s’installe à son compte en 1967, Claude Rousseau fera de même en 1970. En 1969, M. Camps, en proie à des difficultés de gestion, s’est associé à Mario de Luca pour former le duo Camps de Luca. Une nouvelle ère s’ouvre.

Ci-dessous, un modèle de Joseph Camps, années 1960.

Modèle de veste du tailleur Joseph Camps, années 1960

Claude Rousseau, le costume croisé à l’honneur

Si Claude Rousseau était capable de réaliser tout type de pièces (des plus classiques aux plus créatives, on lui doit notamment les premières vestes sport mises en avant par Cifonelli suite au rachat de sa maison par ce dernier), il était surtout connu (et recherché) pour ses costumes croisés, modèle d’équilibre, de style et de confort. Influencé par le style américain des années 1930 et 1940 (popularisé, notamment, par la revue Apparel Arts), Claude Rousseau s’attache à en donner une vision plus raffinée, moins « mastoc » – et je ne parle pas seulement des finitions. Les images qui suivent parlent d’elles-mêmes. Je mets au défi 95% des tailleurs actuels d’accorder des carreaux de cette manière et de produire un travail aussi net.

Claude Rousseau, tailleurClaude Rousseau, tailleurClaude Rousseau, tailleurClaude Rousseau, tailleurApparel Arts

Ci-dessous, Ariel Wizman et Claude Rousseau, séance d’essayage, rue Royale, à l’atelier. On aura remarqué que, à l’instar de Camps de Luca et de Brahim Bouloujour aujourd’hui, M. Rousseau utilisait une veste d’essayage pour la prise de mesures – un héritage de M. Camps qui, contrairement à ce que semble penser un Simon Crompton, ne tire pas le bespoke du côté de la demi-mesure (un patronage individuel est réalisé, sur lequel on reporte les altérations une fois que la première veste est au point) mais permet de gagner du temps en rationalisant le processus. À l’époque où a été prise cette photo (1986), 50 pièces sortaient de l’atelier tous les mois.

Claude Rousseau, tailleur

Sur le cliché ci-dessous, le tailleur s’efface devant son client – en l’occurrence, un très grand collectionneur de costumes. Dire que le profil des clients en grande mesure a changé est un euphémisme. Quel grand patron, quel homme politique de premier plan ose encore assumer son statut par le vêtement ?

Photo suivante : Martin Bouygues (source : PurePeople).

Claude Rousseau, tailleurMartin Bouygues

Quelques photos d’archives, témoignages de l’évolution du style au cours des années 1970 et 1980. Bien avant Internet et Instagram, certains grands noms de la couture avaient déjà leur « ambassadeur » attitré.

Claude Rousseau, tailleurClaude Rousseau, tailleurClaude Rousseau, tailleurClaude Rousseau, tailleurClaude Rousseau, tailleur

Manteau croisé. Fluidité des lignes et confort palpable.

Claude Rousseau, tailleur

Veste sport à poches plaquées à soufflet. Comme le diable, le tailleur est dans les détails.

Veste sport à poches plaquées signée Claude RousseauVeste sport signée Claude Rousseau

Veste sans revers à poches plaquées, milieu des années 1990. Un exemple parmi d’autres de la palette très vaste de Claude Rousseau. Je ne serais pas étonné que ce type de veste soit à nouveau plébiscité dans les mois qui viennent. Reste à savoir qui sera capable de la rééditer.

Claude Rousseau, tailleur

Les Ciseaux d’or, distinction remportée par Claude Rousseau en 1997.

Claude Rousseau, Ciseaux d'or 1997

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Maille Gran Sasso, Automne-Hiver 2017

Pulls et vestes Maglificio Gran Sasso, collection Automne-Hiver 2017/18 : les 10 pièces à ne pas manquer

Comme chaque saison depuis maintenant plusieurs années, les responsables de Gran Sasso, spécialiste italien de la maille haut de gamme, m’ont fait l’honneur de me demander d’opérer un choix parmi l’abondante pré-collection dévoilée aux acheteurs internationaux en début d’année – un best of, en quelque sorte – laissé à ma libre appréciation. L’exercice est d’autant plus intéressant qu’il permet de montrer à la fois des articles réguliers (correspondant peu ou prou à un stock service) et des pièces nouvelles plus directement liées au goût du moment.

best of Gran Sasso knitwear, 2017

Incontournables des incontournables – c’est pourquoi je commencerai par là -, les blousons et vestes matelassés ou surpiqués, ma préférence allant vers les très/trop rares modèles en cachemire. Deux éléments sont à noter : les passepoils en suédine, tout d’abord, l’une des marques de fabrique de Maglificio Gran Sasso, et la fonctionnalité ; loin d’être un simple élément décoratif, le matelassage est systématiquement repris dans le dos, ce qui apporte un vrai plus en termes de confort et de chaleur.

blouson Maglificio Gran Sasso, collection Autome/Hiver 2017-2018blouson Maglificio Gran Sasso, collection Autome/Hiver 2017-2018blouson sans manches Maglificio Gran Sasso, collection Autome/Hiver 2017-2018

Autre pièce classique, facile et agréable à porter, le col roulé à torsades, ci-dessous dans une version denim chiné du plus bel effet. Plus généralement, le designer de la maison a mis l’accent sur des motifs géométriques complexes. Par goût personnel, je suis évidemment moins fan des blousons techniques réversibles, partant du principe qu’il n’y a rien de plus « technique » que la pure laine vierge. Ceci étant dit, il en faut évidemment pour tous les goûts, et les différents acteurs de la mode italienne ne sauraient ignorer une tendance lourde dont Loro Piana et Ermenegildo Zegna furent les précurseurs dans le secteur du luxe.

col roulé torsade Gran Sasso, collection Automne/Hiver 2017-18col roulé Gran Sasso, collection Automne/Hiver 2017-18col roulé Gran Sasso, couleur camel, collection Automne/Hiver 2017-18

Impossible de faire l’impasse sur les vestes en maille, surtout lorsqu’elles s’agrémentent de chevrons, comme c’est le cas pour ce très chic blazer bleu, souvent (mal) imité par la concurrence. Une slack jacket, donc, à porter par-dessus un pull, ou, plus sûrement, par-dessus un gilet de costume dépareillé, pour un contraste casual/ »sartorial » réussi.

veste blazer, Maglificio Gran Sasso, collection Automne/Hiver 2017-2018veste blazer, Maglificio Gran Sasso, collection Automne/Hiver 2017-2018

Enfin, terminons cette sélection par une touche d’élégance (et de couleur). J’en avais déjà parlé l’année dernière, je réitère mon choix cette année. De toute évidence, les gilets croisés en maille (sans manches, « façon tailleur ») méritent de figurer dans une garde-robe classique, y compris dans des couleurs extravagantes. Attention toutefois à choisir la bonne taille, une telle pièce devant être portée ajustée sans pour autant « tirer », exactement comme un gilet traditionnel.

De nombreux autres modèles sont disponibles sur le site de vente en ligne de Maglificio Gran Sasso, y compris de classiques polos en laine et cols en V à prix très doux. Entre le besoin et l’envie, pourquoi choisir ?

gilet croisé, Maglificio Gran Sasso, collection Automne/Hiver 2017-2018gilet croisé, Maglificio Gran Sasso, collection Automne/Hiver 2017-2018Gran SassoGran SassoGran Sasso

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Nos écharpes en cachemire Made in England

Chers lecteurs,

Après un premier essai concluant dans la vente d’accessoires haut de gamme (voir ci-contre nos pochettes en véritable soie vintage développées en collaboration avec Lafayette Saltiel Drapiers), je vous propose aujourd’hui un produit plus luxueux encore, si tant est que l’on puisse établir des hiérarchies dans le luxe, plus coûteux en tout cas, plus essentiel – qui sait ? Des écharpes en cachemire. Ceux d’entre vous qui suivent Milanese Special Selection (et plus encore les personnes qui me connaissent in real life) savent l’intérêt que je porte depuis toujours aux belles matières, parmi lesquelles le cachemire occupe bien évidemment une place de choix – à condition toutefois de savoir ce que l’on achète. Car, bien sûr, il y a cachemire et cachemire. Qu’il s’agisse de pulls, d’écharpes ou de tissu pour costume, mieux vaut porter une très belle laine qu’un cachemire de qualité moyenne voire médiocre. Vous l’aurez compris, c’est à une séance de sourcing totalement inédite que je vous invite ici.

Nos écharpes en cachemire / Our precious cashmere scarves

Vendre via Internet de vrais produits de luxe, autrement dit des produits dont la valeur ajoutée réside moins dans la marque ou le logo qui permettent leur identification, parfois grossière, que dans la matière utilisée, le savoir-faire, le soin, le goût apportés à leur réalisation – sans même parler de rareté – représente aujourd’hui une vraie gageure, largement compensée, dans mon cas, par l’ambition de toucher une clientèle d’amateurs et de passionnés, déçue de ne pas pouvoir trouver en boutique la qualité supérieure qu’elle est en droit d’attendre.

Nos écharpes en cachemire à motifs tartan, pour homme et femme

Pourquoi choisir un cachemire anglais ?

Pour cette offre ô combien ciblée, il m’eût été facile de vous parler de fabricants italiens confidentiels (j’en connais quelques-uns, nichés dans les contreforts des Alpes), j’ai préféré concentrer mes efforts sur du cachemire anglais, plus moelleux et à l’aspect plus « gonflant », plus « moelleux » (les Italiens ayant plutôt le goût de la légèreté). Direction la Grande-Bretagne, donc, dans un atelier confidentiel où sont réalisées intégralement nos précieuses écharpes. Combien de spécialistes sont encore capables d’un tel travail ? Moins de dix dans le monde, c’est-à-dire en Europe. Je ne dévoilerai d’ailleurs pas un secret en disant que les mêmes qualités d’accessoires, provenant des mêmes endroits, sont vendus deux voire deux fois et demi plus cher par de célèbres enseignes de luxe dont le mérite premier est d’investir de très grosses sommes dans leur communication. Non pas que les écharpes proposées ici soient bon marché. Pour autant, j’ai essayé de faire en sorte que leur prix soit cohérent, compte tenu de leur qualité et de leur rareté relative.

Où sont produites nos écharpes en cachemire ? Visite de l’usine en images

Un hangar de dimensions respectables, des processus de tissage et de finissage plus nombreux et plus complexes qu’on pourrait le penser (jusqu’à 25 opérations différentes sont nécessaires pour aboutir au toucher désiré), des machines flambant neuves et d’autres, presque antiques (sur cette gamme de tissu, le recours au chardon est obligatoire, les griffes des machines modernes risquant d’abîmer la matière), tout cela assorti de contrôles qualité rigoureux : mes critères de choix sont en tous points conformes à l’exigence défendue depuis la création de Milanese Special Selection, il y a cinq ans.

L'atelier en Angleterre où sont réalisées nos précieuses écharpes en cachemire / cashmere factoryL'atelier en Angleterre où sont réalisées nos précieuses écharpes en cachemire / cashmere factoryL'atelier en Angleterre où sont réalisées nos précieuses écharpes en cachemire / cashmere factory L'atelier en Angleterre où sont réalisées nos précieuses écharpes en cachemire / cashmere factoryL'atelier en Angleterre où sont réalisées nos précieuses écharpes en cachemire / cashmere factory

L’écharpe en cachemire : un must-have indémodable

Deux formats, des choix classiques, d’autres moins, pas moins de 43 possibilités en tout, et deux tarifs : 198 euros pour le « petit » format (qui ne l’est pas puisqu’il mesure tout de même 1,80 m de long), 396 euros pour le grand (format écharpe double ou étole). La publicité comparative étant interdite en France, je ne me hasarderai pas à citer des noms. Ce n’est pas l’envie qui m’en manque.

Écharpes en cachemire uni, format 30 x 180 cm

Nos écharpes en cachemire uni, format 30 x 180 cm

Des couleurs franches, solides, pour toutes les occasions.

Écharpes en cachemire à motifs tartan et Prince de Galles, format 30 x 180 cm

Echarpe en cachmire, motif Prince de GallesNos écharpes en cachemire, motif tartan, dimensions 30 x 180 cmNos écharpes en cachemire, motif tartan, dimensions 30 x 180 cm

Plus de fantaisie et effet sartorial garanti avec le motif Prince de Galles. Uni ou faux-uni, aucun tissu ne lui résiste. Quant au motif tartan, d’aucuns se poseront peut-être la question : comment accorder un motif tartan à une tenue de ville ? Pour y répondre, deux remarques issues de mon expérience personnelle. Tout d’abord, le motif tartan n’est pas un sinistre héritage des années 1980 réservé à la génération de nos parents ou de nos grands-parents. Au contraire, il se marie parfaitement avec une veste de costume classique (bleu marine ou gris anthracite, une flanelle, un Fresco), un manteau bleu ou encore camel. En outre, les tons pâles de certains tartans ne sont pas à éviter par principe. Comme pour les unis, tout dépend de votre carnation et de la couleur de vos cheveux. Ne choisissez pas uniquement selon votre goût, mais plutôt selon votre goût augmenté de vos expériences antérieures.

Écharpes/étoles en cachemire uni, format 70 x 190 cm

Cachemire uni 100%Nos écharpes en cachemire uni, dimensions 70 x 190 cmCouleurs disponibles, écharpes en cachemire, dimensions 70 x 190 cm

Comme on peut le voir sur les images ci-dessus, les coloris correspondant à ce format, nettement plus conséquent, sont à la fois plus féminins (dans l’ensemble) et plus lumineux. Pour autant, les basiques peuvent être portés indifféremment par un homme ou par une femme. Les gris, notamment, du plus clair au plus foncé, se prêtent à une utilisation extensive. Même chose pour les coloris foncés. Ils accompagneront aussi bien un ensemble classique qu’une tenue sport ou décontractée. Quant au confort, il est exceptionnel !

Écharpes/étoles en cachemire à motifs tartan, format 70 x 190 cm

Nos écharpes en cachemire, motif tartan, dimensions 70 x 190 cm / cashmere scarvesNos écharpes en cachemire, motif tartan, dimensions 70 x 190 cm / cashmere scarves

Même remarque que précédemment. Même si les coloris foncés sont a priori plus faciles à apparier, les camaïeux présentent un intérêt essentiel : ils apportent de la lumière au visage. Mon choix personnel : le tartan à dominante de bleu et de blanc. Parfait pour rehausser l’effet de mon polo coat en poil de chameau.

Comment passer commande ?

Pour passer commande d’une ou de plusieurs écharpes sélectionnées par nos soins, il vous suffit d’écrire à cette adresse : llc@milanesespecialselection.com, en précisant le format et la couleur qui vous intéressent. Après vérification de l’état des stocks, vous recevrez confirmation de la commande, la facture correspondant, ainsi que toutes les informations utiles (date d’expédition, date de livraison prévue). Merci de bien vouloir noter que nous expédions les colis à règlement de facture. En cas de doute concernant une référence, n’hésitez pas à nous contacter. Nous serons ravis de vous aider dans le choix d’un article, y compris, pour les Parisiens qui le souhaitent, en vous montrant directement des échantillons. Les frais de port sont gratuits pour toute livraison en France métropolitaine, payants pour toute autre destination (voir tarifs Colissimo). Faites-vous plaisir, ou faites plaisir à vos proches !

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Kired par Kiton 2

La collection Kired Automne-Hiver 2016-17 : de bonnes surprises en perspective

Mon premier article consacré à Kired ayant rencontré un certain succès, je ne pouvais faire moins, un an plus tard, que de dévoiler la nouvelle collection Automne-Hiver de la marque – la plus intéressante à mon goût.

Modèle-phare de cette collection : l’imperméable réversible en tissu Loro Piana Storm System, uni d’un côté, à motifs de l’autre, qui constitue assurément une vraie réussite (même s’il vous faudra débourser une somme rondelette pour endosser cette pièce à l’apparente simplicité, plus technique qu’il n’y paraît). Autre modèle remarquable à plus d’un titre : le duffle-coat, dont seule a été conservée la ligne générale. Pour l’avoir porté, je peux témoigner que le travail réalisé sur la coupe ne souffre aucun reproche. Habillé, bien fini, moderne, il vaut vraiment le détour. Viennent ensuite les parkasdoublure amovible, une spécialité de la maison) et les vestes, parmi lesquelles une field jacket simplifiée, déstructurée, dans un esprit très Brunello Cucinelli. Petite curiosité, enfin : un très sobre bombers gris qui vous fera très vite oublier son lointain ancêtre.

Non moins originale que les précédentes, on retiendra surtout de la nouvelle collection Kired une volonté de sobriété et d’élégance, dans un marché qui en manque un peu.

imperméable Kiredparka Kiredbombers Kiredduffle-coat Kiredduffle-coat KiredKired jacketimperméable Kiredimperméable Kiredimperméable Kiredparka Kiredparka KiredKired par KitonKired par Kiton

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