A. Caraceni, Milan

A. Caraceni – Milano : to the happy few

À Milan, Caraceni s’écrit avec un A. A comme Augusto, le fondateur, né en 1893 et disparu en 1972, A comme Andreacchio, Carlo, gendre du précédent, à la tête de la maison depuis 1998, et Massimiliano, son fils, appelé à poursuivre la tradition familiale. A. Caraceni occupe tout un étage d’un immeuble d’angle situé via Fatebenefratelli où l’on circule comme dans un appartement patricien. Un vestibule, quelques fauteuils, un porte-manteau qui déjà en dit long ; puis une grande salle moquettée de rouge, des meubles acajou, des miroirs, et une multitude de tissus « sérieux » qui nous rappellent immédiatement où nous sommes. Comme l’explique très bien le maître des lieux, le style, ici, est « international », ni milanais, ni romain, ni que sais-je encore. Le salon d’essayage donne une idée de la clientèle, et, plus encore, de l’attention portée à la clientèle : confort et précision sont les maîtres mots. Négligemment posée sur une table basse, une couverture de magazine figée dans le temps nous renvoie à celui qui a sans doute le plus fait pour la réputation de la maison (aux côtés de son frère, Umberto), j’ai nommé, bien entendu, l’Avvocato. Comme les diamants, certains costumes (croisés) sont immortels.

Monsieur Carlo Andreacchio est sans doute, des nombreux tailleurs italiens que j’ai eu la chance de rencontrer, l’un des plus francophiles, l’un des plus urbains aussi (francophile comme un homme qui se souvient avec bonheur des « ascendances » parisiennes de Caraceni, urbain comme certains Milanais savent l’être, avec cette pointe de gaieté mêlée d’ironie dans le regard). Il faut dire que, livrant quelque 500 costumes par an (pour une demande quasiment double), il n’est pas le moins bien loti de l’aventure « sartoriale » familiale.

Le secret (puisqu’il y a un secret) ? « C’est un peu comme l’œuf de Colomb. Quand mon fils a exprimé le souhait de devenir tailleur (à l’âge de dix-neuf ans), j’ai ressenti un plaisir immense. Aujourd’hui, il est coupeur, mais pendant six ans, il n’a eu le droit que de coudre. Le secret du patronage, je ne le lui ai transmis que très récemment. Tout se joue de là à là, entre le plexus et l’épaule. » Nous n’en saurons pas plus. Pour autant, les images qui suivent montrent assez distinctement ce qui fait la spécificité du style A. Caraceni (et je ne parle pas là de spécificités techniques) : parfaitement élégante, la veste est d’abord conçue pour être portée, utilisée, sollicitée, autrement dit pour épouser au plus près les mouvements du corps. Si la coupe est évidemment primordiale, la prise de mesures ne l’est pas moins. Monsieur Andreacchio en dénombre pas moins de 26. Et veille à ce que chacune d’entre elles soit contrôlée.

A. Caraceni

Via Fatebenefratelli, 16
20121 Milano
Tél. : +39 026 55 19 72
E-mail : info@a-caraceni.it

Site : http://www.a-caraceni.it.

A. Caraceni, Milan : visite guidée en images

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Bonus : les images de la soirée Vitale Barberis Canonico / The Rake magazine

À quelques heures de ma visite chez A. Caraceni, le drapier Vitale Barberis Canonico (352 ans cette année) fêtait dans son showroom situé au pied de l’immeuble de la via Fatebenefratelli la parution dans le magazine The Rake d’un supplément exceptionnel mettant en valeur quelques-uns de ses grands classiques (dont le fameux barathea). Une soirée placée sous le signe de l’élégance, de la musique et du (bon) goût, avec, en point d’orgue, une sublime Alfa Romeo coupé Gran Sport 175M, carrossée par Aprile (Savona).

Vitale Barberis Canonico showroomVitale Barberis Canonico showroomVitale Barberis Canonico showroom

Le V.B.C. Band, auquel était exceptionnellement venu prêter main-forte monsieur Francesco Barberis Canonico lui-même.

Vitale Barberis Canonico showroomVitale Barberis Canonico showroomVitale Barberis Canonico showroom

Giampaolo Alliata tel qu’en lui-même, chic, affable, souriant.

Giampaolo Alliata

Nicola Ricci, le frère cadet du duo Sciamat.

Nicola Ricci, Sciamat

Karl-Edwin-Guerre, l’un des rares photographes qui ne risque rien à être pris en photo.

Vitale Barberis Canonico showroom

Carlo Andreacchio, Massimiliano Andreacchio Caraceni and friends.

Carlo Andreacchio, A. Caraceni

Comme un clin d’œil, un gâteau aux initiales de la maison Vitale.

Vitale Barberis Canonico party

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5 Responses to A. Caraceni, Milan

  1. GConstantin dit :

    Le reportage photo fait vraiment rêver! VTB, Caraceni… Voilà des maisons de qualité!

  2. tom dit :

    Merci pour ce reportage.
    Vous serait-il possible de nous renseigner quant aux tarifs de cette Maison?

  3. Pingback : Tommy e Giulio Caraceni sartoria - MILANESE SPECIAL SELECTION

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