Kired par Kiton 2

La collection Kired Automne-Hiver 2016-17 : de bonnes surprises en perspective

Mon premier article consacré à Kired ayant rencontré un certain succès, je ne pouvais faire moins, un an plus tard, que de dévoiler la nouvelle collection Automne-Hiver de la marque – la plus intéressante à mon goût.

Modèle-phare de cette collection : l’imperméable réversible en tissu Loro Piana Storm System, uni d’un côté, à motifs de l’autre, qui constitue assurément une vraie réussite (même s’il vous faudra débourser une somme rondelette pour endosser cette pièce à l’apparente simplicité, plus technique qu’il n’y paraît). Autre modèle remarquable à plus d’un titre : le duffle-coat, dont seule a été conservée la ligne générale. Pour l’avoir porté, je peux témoigner que le travail réalisé sur la coupe ne souffre aucun reproche. Habillé, bien fini, moderne, il vaut vraiment le détour. Viennent ensuite les parkasdoublure amovible, une spécialité de la maison) et les vestes, parmi lesquelles une field jacket simplifiée, déstructurée, dans un esprit très Brunello Cucinelli. Petite curiosité, enfin : un très sobre bombers gris qui vous fera très vite oublier son lointain ancêtre.

Non moins originale que les précédentes, on retiendra surtout de la nouvelle collection Kired une volonté de sobriété et d’élégance, dans un marché qui en manque un peu.

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Marc Delacre, Cercle Delacre, Paris

Rencontre avec Marc Delacre, fondateur du Cercle Delacre, Paris

Marc Delacre est un homme pressé. Lorsqu’il s’assied en face de vous, vous ne pouvez pas savoir si quelqu’un ne le réclamera pas dans les deux minutes, ou si ses antennes ne lui feront pas détecter une demande urgente dans l’une des nombreuses cabines privées du centre de soins pour homme qu’il a co-fondé avenue George V, à un jet de pierres des palaces et des boutiques de luxe – c’était il y a maintenant 27 ans. Il faut dire que ce coiffeur connu du Tout-Paris, voire du Tout-monde, dont le discours, parfaitement rôdé, rappelle autant la convivialité d’un Michou que l’optimisme de la comtesse de Paris, n’a pas son pareil pour anticiper les couacs. Appelons cela du professionnalisme – et du professionnalisme, il en faut, pour gérer une équipe de 42 personnes, et, plus encore, une clientèle huppée, célèbre ou non, en mal de soins, d’attention et de services personnalisés. Il faut dire que pas moins de 150 personnes se pressent chaque jour dans ce Saint des saints du poil et de l’épiderme, où la discrétion est de mise (malgré un name dropping de tous les instants).

Comment en vient-on a créer en 1990, dans un marché à peine frémissant, un espace de plus de 600 mètres carrés intégralement dédié aux hommes ? C’est la question que j’ai posée à Marc Delacre. Une partie de ses réponses est reproduite ci-après.

« Il y a 27 ans, j’étais premier coiffeur chez Alexandre, et je suis parti tenter l’aventure avec un client que je coiffais aux quatre coins du monde. Il y a 27 ans, créer un endroit pareil en plein Triangle d’Or était une aventure risquée. Aujourd’hui, les hommes vivent plus longtemps, changent de travail, refont souvent leur vie, Le regard des femmes a changé, il s’est aiguisé ; ces dames veulent des hommes qui prennent soin d’eux (elles sont d’ailleurs les premières à nous envoyer leurs maris ou leurs amants). Le regard des hommes sur les soins s’est transformé également. Les hommes viennent chercher ici des services qu’ils n’oseraient pas demander ailleurs. Dès le début, nous avons mis au point des rasages avec des huiles essentielles anesthésiantes, émollientes, régénérantes, et qui ne permettent pas le développement de bactéries. On a interdit les blaireaux, qui sont porteurs de germes, au profit d’un drainage qui reforme immédiatement un film lipidique. Pour les couleurs, on a travaillé avec L’Oréal. On a travaillé sur des couleurs de cheveux, de poitrine, on a travaillé sur des épilations, bref, on a fait ce que les autres ne savaient pas faire. »

« On touche à l’intimité des gens. Or, quand vous parvenez à toucher cette part intime tout en répondant à leurs besoins, vous savez que vos clients vous seront fidèles. Qu’est-ce qui fait venir les gens, dans l’absolu ? Trois choses : la compétence, l’accueil, la disponibilité. La disponibilité consiste à savoir dire oui, c’est possible, oui, nous pouvons le faire. Savoir lever les obstacles, répondre favorablement à une demande, même complexe. Le malheur veut qu’aujourd’hui, même dans les endroits de luxe, il soit courant que l’on vous réponde non avant même que vous ayez fini d’exprimer votre demande. Nous, à l’inverse, nous sommes là pour aplanir les difficultés. Ce que je dis aux concierges d’hôtel : Vous avez un problème ? Nous sommes votre solution, 24 heures sur 24. C’est un état d’esprit, la bonne volonté, contre la culture ambiante de la négativité. »

Mes citations préférées de Marc Delacre :

« Ici, c’est la Suisse. »

« Moi, je donne du bonheur aux gens. Les clients sortent du Cercle Delacre plus heureux qu’ils ne sont rentrés. »

Services proposés : coiffeur, barbier ; soin du cheveu ; soins du corps, du visage, des mains, des pieds ; sauna, hammam ; bar lounge, restauration ; cireur.

Cercle Delacre
17, avenue George V
75008 Paris
01 40 70 99 70

Cercle Delacre, Paris : visite guidée

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Tommy e Giulio Caraceni sartoria

Sartoria Tommy e Giulio Caraceni : l’un des plus anciens tailleurs romains est aussi l’un des moins connus chez nous

Reprenons le fil de l’histoire. Il est assez complexe à démêler, les différentes « chapelles » Caraceni n’ayant plus aujourd’hui, dans le meilleur des cas, qu’un vague rapport de cousinage.

Originaire d’Ortona, dans la région des Abruzzes, Domenico Caraceni apparaît comme le fondateur de la dynastie. Il n’est pas le premier tailleur de la famille (son père, Tommaso, et son grand-père l’étaient déjà avant lui), mais il est celui qui va façonner l’histoire familiale, d’abord en s’installant à Rome en 1913 (la date ordinairement retenue, 1926, correspond à l’ouverture d’un second atelier, plus grand, via Boncompagni), ensuite en appelant auprès de lui ses frères cadets, Augusto et Galliano, puis, s’étant constitué une solide clientèle dans la ville éternelle, en encourageant ces derniers à ouvrir une « succursale », le premier à Paris, le second à Milan. On l’oublie trop souvent, mais le Caraceni parisien, installé dès 1935 avenue d’Iéna, passa longtemps pour LE Caraceni officiel (tandis qu’à Rome défilaient Cary Grant, Douglas Fairbanks, Gary Cooper et Vittorio De Sica). Comme on s’en doute, la guerre devait porter un coup fatal à l’entreprise d’Augusto, appelé à déménager son activité, ou plutôt à en démarrer une nouvelle (nous sommes en 1946), au 16 de la via Fatebenefratelli à Milan (voir notre article sur A. Caraceni). Domenico Caraceni étant disparu en 1939, son fils Augustarello prendra un temps la tête des ateliers milanais et romain originels – sans succès -, avant de vendre le nom à Gianni Campagna, qui l’utilise toujours (d’où une certaine confusion).

Qu’en est-il donc de la sartoria Tommy e Giulio Caraceni ? Elle naît en 1963 de l’association du père, Galliano, et de ses deux fils, Tommy et Giulio, passés d’abord par Londres (chez Kilgour et Davies & Son, notamment). Si l’héritage est préservé, il s’épure sous la houlette de ces deux jeunes coupeurs ambitieux, qui vont pouvoir compter sur la publicité du plus puissant des Italiens de l’époque : Gianni Agnelli lui-même, abonné aux costumes croisés de la maison (gris pour la journée, bleus pour le soir), comme le sera par la suite son jeune « poulain », Luca di Montezemolo. Aujourd’hui, l’institution romaine de la via Campania est dirigée par Andrea, le fils de Guido Sinigaglia, lui-même gendre de Tommy, secondé dans sa tâche par un coupeur plus qu’expérimenté (il a appris le métier à l’âge de douze ans).

Tommy e Giulio Caraceni, via Campania, 61/B, Roma

Par où commencer la visite ? Les locaux sont vastes. Chaque pièce ou presque rappelle un souvenir du passé. Les clients les plus prestigieux sont passés par ces lieux, les stars du cinéma mondial, en plein âge d’or de Cinecittà. Toutes les stars italiennes, mais aussi des chanteurs, des hommes politiques, des hommes d’affaires. Un véritable hall of fame déployé sur plusieurs pièces, et comparable seulement à celui, tout aussi efficace, de l’autre Caraceni, le Milanais.

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Le véritable maître des lieux, Giancarlo Tonini, dit « Carlo », 81 ans cette année. La coupe, c’est lui, les essayages également. Il faut le voir enfiler son manteau d’un geste lent à l’heure du déjeuner pour comprendre son rôle et son autorité. L’atmosphère de l’atelier est à l’encan. Non pas celle d’une ruche (il livre toutefois plus de mille pièces par an, appuyé par des apiéceurs extérieurs), plutôt celle d’une maison traditionnelle, au sein de laquelle les anciens jouent à plein leur rôle. Contrairement à des tailleurs plus jeunes et plus agressifs, la Sartoria Tommy e Giulio Caraceni ne se déplace pas. La belle clientèle des ambassades (toutes proches), de la grande bourgeoisie romaine et des riches étrangers déçus par les concurrents suffit à son bonheur. Dommage ! Paris n’est qu’à deux heures d’avion.

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Très demandé par les clients, le costume droit a pris le pas sur le croisé. Ci-dessous : tout à fait unique par ses dimensions, le cimetière des costumes que personne n’est venu chercher. Certaines pièces datent de la fin des années 1980. On ose à peine regarder sous les plastiques.

Tommy e Giulio Caraceni sartoria, RomaTommy e Giulio Caraceni sartoria, Roma

Andrea, le neveu de Tommy Caraceni, est né en 1987.

Tommy e Giulio Caraceni sartoria, Roma

Giancarlo Tonini à la table de coupe. Son plus ancien client ? Un certain Valentino Garavani, de quatre ans son aîné. On imagine aisément les conversations entre les deux hommes.

Giancarlo Tonini, Tommy e Giulio Caraceni sartoria, Roma

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Vintage silk pocket squares

Des pochettes en soie ancienne (vintage silk pocket squares) en édition limitée, c’est ici !

Pour dire le vrai, rien ne me portait à commercialiser des pochettes pour costume ; je crois même que je ne m’y serais jamais essayé, si l’occasion ne s’était présentée en la personne de mon camarade Virgil Viret, heureux propriétaire de Lafayette Saltiel Drapiers, tissus et fournitures pour tailleurs depuis 1925. Encore Virgil ne constituait-t-il pas une occasion en soi. Ses soies anciennes, en revanche, éveillèrent ma curiosité dès que j’en appris l’existence. Des rouleaux de soie pour costume commandés en Italie en 1984 exclusivement pour la maison et parfaitement conservés depuis, à l’abri des regards et de la poussière. La liasse était accrochée à une patère, le registre portant mention des coupes livrées aux plus grands tailleurs de la capitale. Il suffisait d’un escabeau pour se faire une idée des métrages restants. Cette formalité effectuée, quelques semaines après notre première discussion, Virgil et moi étions d’accord pour « bloquer » la précieuse cargaison afin de l’affecter à la réalisation d’accessoires. Nous penchâmes d’abord pour des cravates ; très vite cependant nous apparut l’évidence de pochettes roulottées à la main. Non seulement les coloris des tissus (principalement des gris, des bleus, conjugués en autant de micro-dessins classiques et délicats), mais aussi leur main, nous invitaient dans ce sens. Direction donc un atelier tout proche, réputé pour sa façon artisanale depuis 1930. De la soie italienne vintage, un circuit court, le Made in Paris à l’honneur : tout est dans tout, et réciproquement.

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« De la soie vintage ? Encore ? »

J’entends d’avance des voix s’élever. Faut-il qu’il reste tant de soie vintage inutilisée pour que, tous les six mois, un nouvel entrant se pique d’en faire des accessoires ? L’argument n’est pas nul. Grâce à l’impression numérique, il est en effet facile de copier/rééditer des motifs anciens, et de dire vintage des tissus neufs, souvent de qualité médiocre, en provenance directe de Chine (ou de Chine via l’Italie). Pour mémoire, les soies retenues ici ne sont pas des soies imprimées mais des soies tissées, ne sont pas des soies pour accessoires mais des soies pour costume, ce qui change beaucoup de choses. La première : les soies pour costume (produites essentiellement pour les tailleurs, leur prix les rendant inaccessibles à la plupart des acteurs du prêt-à-porter) étaient déjà précieuses au moment de leur production et le sont devenues plus encore au fil des ans (la fabrication de cette qualité ayant été abandonnée). Seconde remarque : à la différence des soies pour accessoires, elles offrent une tenue et un « tonus » supérieurs (en clair, elles ne s’avachissent pas et marquent moins). Il est toujours possible d’en faire des cravates (si des clients le désirent, nous sommes d’ailleurs à même de leur en proposer), mais le tissu ne glisse pas aussi naturellement qu’avec une soie « normale » (on pourrait en dire autant des cravates en lin, en laine, etc.). Dernier point distinctif, et non des moindres : ces tissus destinés à l’habillement sont mats. Ils seront donc tout à fait indiqués pour souligner élégamment une tenue, loin de toute volonté ostentatoire.

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29 références de tissus, 90 pochettes par référence, toutes dûment numérotées de 1 à 90

En pratique, comment avons-nous procédé ? Compte tenu des quantités, forcément réduites, de tissus disponibles, nous avons pris le parti de limiter la production à 90 pochettes par rouleau. Chacune de ces pochettes, vendues 75 euros TTC, est accompagnée d’une notice explicative faisant apparaître son numéro d’ordre (1/90, 2/90, et ainsi de suite). Il est possible de les commander indifféremment par mail auprès de l’un d’entre nous (llc@milanesespecialselection.com, virgil-viret@lafayettesaltieldrapiers.com) ou en boutique (11, rue d’Uzès 75002 Paris) en spécifiant le numéro du ou des rouleaux (voir ci-dessous). Elles vous seront remises sous quinzaine chez Lafayette Saltiel Drapiers ou envoyées à l’adresse de votre choix après règlement de facture (chèque ou virement interbancaire). Les frais de port sont gratuits pour tout envoi en France métropolitaine, à définir pour toute autre destination.

Le format des pochettes est : 30 x 30 cm. Merci de bien vouloir noter que les photos d’illustration sont non contractuelles. En particulier, en dépit de nos efforts, de légères différences peuvent apparaître dans le rendu des couleurs.

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Chemises Siniscalchi, acte IV

Retour d’expérience : la chemise sur mesure par Alessandro Siniscalchi

J’ai déjà eu l’occasion de le dire ici, Alessandro Siniscalchi est un perfectionniste.

Une anecdote suffira à illustrer la véracité de mon propos. Au cours du mois de novembre de l’année dernière, alors que je me rends à un rendez-vous à Milan, je croise par hasard Alessandro et Cinzia. Lui, après les premiers mots échangés : « Et la chemise, tu ne me l’as pas rapportée ! » Non seulement je n’avais jamais rapporté ma première chemise Siniscalchi, commandée un an plus tôt, pour le quatrième essayage (celui qui, après plusieurs ports, décide du bien-fondé des mesures et des ultimes corrections à apporter), mais, malgré mes passages répétés à Milan depuis, j’avais commis la maladresse – plus que la maladresse, l’erreur fatale pour tout amateur de sur mesure et de travail bien fait – de l’oublier à Paris. Alessandro : « Comment veux-tu que je sache ce qui ne va pas si tu ne me la rapportes pas ? Il faut que tu viennes avant que je n’aie plus le tissu correspondant. » J’étais un peu confus, d’autant plus que, pour connaître de longue date cet artisan intègre, timide, parfois intimidant, je sais qu’il ne triche pas. Rien à voir avec les simagrées de certains « tailleurs » italiens, toujours prêts à vous vendre le Panthéon, la lune, leur amitié indéfectible, leur vanité blessée, j’en passe, et des meilleures.

Début janvier, de retour dans la capitale officieuse de l’Italie, je m’empresse donc d’aller voir Alessandro et Cinzia. Résultat : des manches légèrement plus longues (un petit centimètre de confort en plus – désolé pour les carreaux, maestro), un patronage rectifié en conséquence, et un pouillième rajouté au col, le reste frôlant la perfection. Fort de ces bases saines, Alessandro a pu, comme il dit, en remettre une en route. Pour ce modèle plus sport, un nouveau col a été dessiné, assorti d’une triplure plus légère. Livraison des deux chemises, un mois plus tard. Rapidité, efficacité. Oui, je sais, les initiales brodées sont une coquetterie, mais, compte tenu du remarquable travail de la boutonniériste, il serait vraiment dommage de passer à côté.

Mes deux chemises Siniscalchi Milano

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Maison Sirven, tailleur à Paris

Maison Sirven, la grande mesure dans le sillage de Francesco Smalto

Sur le poêle prussien de l’atelier, ni cachés ni exhibés, quelques livres. Deux – ce n’est pas un hasard – sont consacrés à Francesco Smalto. Un coup d’œil alentour, tant sur les vestes en cours que sur celles en attente d’être livrées, suffit à comprendre l’admiration que vouent au génie calabrais de la coupe les fondateurs de Maison Sirven.

Aïdée et Florian Sirven se sont rencontré une première fois lors d’une réunion de jeunes tailleurs, une seconde chez Francesco Smalto, ne se sont plus quittés depuis – pour finir par se lancer dans l’aventure de la grande mesure ensemble début 2016.

Petit récapitulatif des faits. Jurassien d’origine, Florian Sirven tombe par hasard à l’âge de 24 ans sur un article de M. Guilson déclarant son intention de créer une école pour apprentis-tailleurs. Il s’inscrit aussitôt sur la liste d’attente. Passés les dix mois de cours vient le moment des stages (le premier aura lieu chez chez Camps de Luca, le second chez Claude Rousseau). Hélas, trois fois hélas, l’A.F.T. naissante, si elle a le mérite d’offrir un cadre aux aspirants tailleurs, ne permet pas de devenir efficace du jour au lendemain, et encore moins de décrocher un emploi. Après six mois de démarches vaines, le jeune impétrant décide donc de prendre le chemin de l’A.I.C.P. (l’Académie Internationale de Coupe de Paris, dirigée par M. Vauclair), filière coupe/moulage Femme, afin d’être engagé en apprentissage – ce sera chez Smalto. Son premier CDI lui vaudra d’être coupeur. Sous les ordres de Didier, Florian continue d’apprendre. Lorsque Kenjiro Suzuki, après quatre ans passés aux patronages, décide de voler de ses propres ailes, c’est lui qui est appelé à le remplacer. Il restera premier coupeur pendant cinq ans, endossant en outre le rôle de chef d’atelier la dernière année.

Par comparaison, le parcours d’Aïdée Grau apparaît presque plus classique. Fille de costumière (pour le théâtre), la jeune femme nourrit depuis l’enfance une passion pour le vêtement d’époque. Après avoir envisagé de travailler pour le cinéma, elle s’inscrit en BEP tailleur, passe le CAP tailleur la même année, et enchaîne les stages (Gabriel Gonzalez, David Diagne, Maison Brano). A l’issue de l’A.F.T., elle est engagée chez Lanvin comme saladeuse (pour mémoire, le saladeur est la personne qui prépare la bûche, ou cartouche du tailleur, de manière à organiser le plus efficacement le travail des ouvriers de l’atelier), poste qu’elle occupera également chez Smalto de 2013 à 2015.

Les présentations étant faites, passons maintenant au cœur du sujet.

À la rencontre des fondateurs de Maison Sirven

Une prise de mesures avec essayage sur toile-gabarit (même principe que chez Francesco Smalto, Camps de Luca et Brahim Bouloujour), un patronage individuel, rectifié après essayage, un dessous de col et un revers personnalisés, une bûche on ne peut plus rationnelle et précise, tout cela dans un cadre aux allures de laboratoire, Aïdée et Florian Sirven se sont donné les moyens de leurs ambitions. Côté façon, la veste est souple, fluide, avec – et c’est un point remarquable, tant les tailleurs actuels ont tendance à vous livrer des pulls en tissu – une vraie tenue. Les finitions sont fines et méticuleuses (on n’en attendait pas moins). Côté coupe, l’éventail est très large, plus large en tout cas que ce laisseraient supposer les choix assez canoniques des clients qu’il m’a été donné d’observer. À ce sujet, une remarque s’impose : bien que nous ayons tous une idée assez précise de ce qu’était le style Francesco Smalto, il convient de souligner que monsieur Smalto lui-même n’était inféodé à aucun code, pas même le sien. Tailleur au sens plein du terme, il se pliait aux goûts de la clientèle et à ses contraintes morphologiques. Il en va de même pour Maison Sirven, dont l’inspiration première n’épuise pas la variété des talents. Un mot enfin sur la lavorazione, la mise au point de la veste : passée la première commande (intégralement traitée en interne, pour des raisons que l’on devine aisément), toutes les opérations sont faites sur place, à l’exception du montage du col et du montage des manches, confiés à des apiéceurs extérieurs. Quant à la réalisation des pantalons, comme partout ailleurs depuis des décennies, elle échoit à des culottiers expérimentés, le patronage et la coupe étant le fait de Florian. Décidément, la transparence est totale.

Aïdée et Florian Sirven vous reçoivent 33, rue de l’Arcade 75008 Paris, et sont joignables au 06 74 25 08 25. Demandez-leur le vêtement de vos rêves. Ils se feront une joie de lui donner forme.

Tarifs moyens : compter 3500 euros pour une veste seule, 5000 euros pour un costume deux pièces (étant entendu qu’à ce prix, il est possible de piocher dans une très large gamme de tissus anglais et italiens allant du Super 120’s au Super 180’s).

Maison Sirven, tailleur en grande mesure, ParisMaison Sirven, tailleur en grande mesure, ParisMaison Sirven, tailleur en grande mesure, ParisMaison Sirven, tailleur en grande mesure, ParisMaison Sirven, tailleur en grande mesure, ParisMaison Sirven, tailleur en grande mesure, ParisMaison Sirven, tailleur en grande mesure, ParisMaison Sirven, tailleur en grande mesure, ParisMaison Sirven, tailleur en grande mesure, ParisMaison Sirven, tailleur en grande mesure, ParisMaison Sirven, tailleur en grande mesure, ParisMaison Sirven, tailleur en grande mesure, ParisMaison Sirven, tailleur en grande mesure, ParisMaison Sirven, tailleur en grande mesure, ParisMaison Sirven, tailleur en grande mesure, ParisMaison Sirven, tailleur en grande mesure, ParisMaison Sirven, tailleur en grande mesure, ParisMaison Sirven, tailleur en grande mesure, ParisMaison Sirven, tailleur en grande mesure, ParisMaison Sirven, tailleur en grande mesure, ParisMaison Sirven, tailleur en grande mesure, ParisMaison Sirven, tailleur en grande mesure, ParisMaison Sirven, tailleur en grande mesure, ParisMaison Sirven, tailleur en grande mesure, ParisMaison Sirven, tailleur en grande mesure, ParisMaison Sirven, tailleur en grande mesure, Paris

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La veste sport par Cifonelli

Cinq nouvelles vestes sport signées Lorenzo Cifonelli

Nous connaissons tous les vestes sport Cifonelli, partie intégrante du renouveau de la maison de la rue Marbeuf en termes d’image, ou, pour le dire autrement, réinvention du métier de tailleur par l’image, au point que l’on peut parler d’un avant et d’un après dans la reconnaissance du sur mesure, naguère sous-représenté. Je vous propose aujourd’hui d’en découvrir cinq, remarquables par leur nouveauté et par leur style. Parmi ces cinq vestes, quatre sont des un bouton. Un choix que d’aucuns trouveront peut-être délicat à assumer ; pourtant, une veste un bouton n’est ni plus ni moins difficile à porter qu’une veste croisée. Dans les deux cas, tout est question d’équilibre.

veste sport Cifonelli

Quiconque connaît un peu l’histoire des tailleurs parisiens sait qu’ils ne vivent pas, qu’ils n’ont jamais vécu dans un empyrée inaccessible. Comment le pourraient-ils, d’ailleurs ? Au plus près des demandes de la clientèle, ils ne sauraient s’y dérober. Suivre la mode ou la créer, telle est la question, et cette question concerne tout le monde.

Lorenzo Cifonelli

Pour y répondre, Lorenzo Cifonelli a eu l’idée de proposer : proposer à des hommes qui ont moins d’imagination qu’ils ne le croient des vestes que l’on pourrait presque dire « transgenre », puisqu’elles empruntent aussi bien à tous les registres : habillé, décontracté, ville, campagne. Les codes traditionnels du vestiaire s’estompent. Proposer, mais aussi inventer, dans les limites imposées par l’exercice (car après tout, comme l’admet l’intéressé dans un sourire, « une veste n’est pas transformable à l’infini »). Ce brouillage des codes maîtrisé est le moyen de gagner une clientèle plus jeune, à la recherche d’un vêtement « polyvalent ». Les variations apportées affectent la coupe, mais aussi les détails stylistiques, certains structurels, d’autres purement décoratifs. Les ganses, les martingales, les poches à soufflet, les empiècements, les broderies, séduiront des personnalités très diverses. N’oublions pas le choix des matières. Pour connaître – un peu – monsieur Cifonelli, je pense qu’il préférerait se faire pendre plutôt que de passer à côté d’un nouveau tissu.

veste Cifonelli col maoveste Cifonelli col maoveste Cifonelli un boutonveste Cifonelli un bouton

Cifonelli compte aujourd’hui environ 25 modèles de vestes sport, mis au point à partir du milieu des années 2000. Développer un nouveau modèle prend du temps, malgré d’apparents airs de famille. Précisément, une proposition inédite est à l’étude. Je ne divulguerai pas ici ce qui devrait faire dans quelques mois l’actualité du petit monde des amateurs de bespoke tailoring. La seule chose que je puisse dire est que le pari sera osé. À suivre.

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La vigogne par Piacenza 1733

La vigogne, fibre la plus précieuse au monde

Le caviar a-t-il besoin de publicité ? La question se pose aussi pour la vigogne. Coqueluche des grands de ce monde, elle est l’apanage des (grands) tailleurs, qui seuls savent la travailler. Francesco Smalto en fut longtemps le spécialiste incontesté (à ce sujet, Stéphane, aux Batignolles, vendait il y a peu un sublime manteau Camps de Luca en vigogne noire, col et doublure en fourrure, le genre de pièce que l’on ne voit qu’une fois).

La vigogne désigne à la fois un petit animal sauvage de la famille des camélidés et la toison issue de cet animal. Une toison extrêmement précieuse, puisque la tonte, biennale, ne permet de recueillir que 150 grammes exploitables ; 150 grammes d’une fibre aussi longue que fine, aux propriétés thermiques sans équivalent.

Les vigognes vivent dans les Andes, à des altitudes élevées (entre 3500 et 4800 mètres), regroupées en petits troupeaux. Au temps des Incas, seuls les empereurs étaient habilités à porter de la vigogne. Encore le faisaient-ils souvent dans un but spécifique. Porté dans le cadre de cérémonies particulières, tel vêtement était ensuite offert à titre de distinction. Le soin que les Incas prenaient de ces animaux sauvages est d’ailleurs tout à fait révélateur de la place qu’ils leur accordaient. Capturés lors de battues (les chaccus) mobilisant des dizaines de milliers d’hommes, ceux-ci étaient relâchés après la tonte. Les Andes comptaient alors pas moins de deux millions de vigognes. Les Conquistadors espagnols n’eurent pas ces prévenances ; leur pratique effrénée de la chasse, imitée jusqu’à une période récente par les exploitants locaux, devait conduire à la quasi extinction de l’espèce (moins de 5000 individus au début des années 1950).

Face à l’ampleur du danger, le gouvernement péruvien décida d’interdire totalement le commerce puis la chasse de la vigogne, si bien qu’en dépit du braconnage, persistant, la population recommença à augmenter lentement. En 1987, à la conférence de Washington, il fut donc décidé de commercialiser à nouveau la toison d’animaux répartis en cinq zones, quatre au Pérou, une cinquième au Chili. On ne peut ignorer le rôle de Loro Piana dans cette relance contrôlée de l’exploitation (l’accord passé avec le président péruvien Alberto Fujimori étant à cet égard exemplaire d’une politique commerciale raisonnée et durable). On dénombre aujourd’hui environ 150 000 animaux (dont 70% localisés au Pérou), pour une production n’excédant pas quelques tonnes. Lorsqu’on sait combien il faut de fibre pour produire un métrage de veste ou de manteau, on comprend mieux pourquoi le luxe doit demeurer l’exception.

Piacenza 1733 : l’autre nom de la vigogne

La première rencontre de Carlo Piacenza avec le Pérou remonte à 1975. Il s’agissait alors pour le jeune homme (vingt ans) de visiter les éleveurs d’alpagas, ses fournisseurs. Depuis, le représentant de la neuvième génération à la tête de l’entreprise tricentenaire y revient régulièrement. Il a même laissé sur place une Moto Guzzi pour découvrir les régions du pays qu’il connaît moins. Son premier souci fut d’assurer aux éleveurs locaux (les vigognes vivent le plus souvent désormais en semi-liberté) une indépendance matérielle et une juste rétribution de leur travail. Son autre priorité fut de transférer à ces mêmes éleveurs les compétences de la maison en matière de fibres nobles, de manière à préserver les animaux le mieux possible.

Quant à la qualité des tissus, les images qui suivent parlent d’elles-mêmes. Il faut savoir que pour des raisons chimiques, il est très difficile de teinter la fibre de vigogne (toute agression se soldant par une perte de douceur et de brillance irrémédiable). Scabal, le premier, s’y est essayé – c’était en 2011 -, suivi par Dormeuil (dont la vigogne n’est pas tout à fait la même, puisqu’elle provient d’Argentine). Depuis plusieurs années, Piacenza 1733 a lui aussi beaucoup investi en ce sens. Le résultat est à la mesure de l’expérience accumulée par la firme de Pollone en matière de traitement des fibres naturelles. Les bleus sont superbes, les gris profonds, le rouge intense et surprenant. Autre prouesse de taille : l’introduction de motifs dans le tissage, véritable casse-tête à la fabrication.

Le prix de ces merveilles est à la mesure de l’effort. Mais n’est-il pas normal, par définition, que le vrai luxe ne puisse être étendu au plus grand nombre ? Apprenons à rêver, il en restera toujours quelque chose.

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Vigo : French-American savoir-faire

Vigo Couture Paris : l’autre soirée qu’il ne fallait pas manquer

Moins en vue que la Dandy’s Night au Plaza Athénée ou la soirée A. Lange & Söhne/Alexander Kraft au Cercle de l’Union Interalliée (très agréable au demeurant, en dépit d’une foule compacte), avait lieu il y a quelques jours un événement en comité restreint organisé par Joris Duval et Aaliyah Picanso afin de faire découvrir à leurs client(e)s les dernières créations de la maison Vigo. Ayant eu plaisir de suivre ce jeune couple de tailleurs-créateurs depuis les débuts de leur aventure, je ne peux que me réjouir des progrès qu’ils ont accomplis en si peu de temps, convaincu par ailleurs qu’ils ne s’arrêteront pas en si bon chemin. Sans soutien financier particulier (mais au prix d’un travail considérable), les fondateurs de Vigo continuent en effet à enrichir leur collection modèle après modèle tout en affirmant leur singularité à coups de références vintage et de clins d’œil couture. Le pari est osé, puisqu’il s’agit rien moins que de proposer à une audience féminine, injustement qualifiée de « suiviste » y compris par les observateurs les plus avisés, un prêt-à-porter fait main sur la base d’un patronage individuel. On le voit, la frontière avec le bespoke est ténue, d’autant que les demandes de personnalisation sont très largement encouragées par un Joris Duval qui n’aime rien tant qu’être mis au défi.

Parmi les pièces les plus remarquables de cette première soirée Vigo, on retiendra notamment un pantalon en denim doté d’une très élégante ceinture intégrée (must have absolu !), une cape en cachemire bordée de vison fermée par un nœud rétro à souhait, et, last but not least, un ensemble en donegal partiellement matelassé, idéal pour les promenades dans la lande. Pour la veste, il faudra patienter encore deux mois ou plus. Le troisième prototype est en cours de réalisation à l’atelier. Or, s’il ne donne pas entière satisfaction à son auteur, nul doute qu’il sera bientôt détruit pour être remplacé par un quatrième. Le service client(e) est à ce prix…

Les nouvelles pièces couture de Vigo pour le plaisir des yeux

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Plaza Athénée Dandy’s Night 2017

La Dandys’ Night 2017 au Plaza-Athénée : luxe, champagne et artisanat

Pour la seconde année consécutive avait lieu les 22 et 23 février la Dandys’ Night, heureuse initiative réunissant au premier étage de l’hôtel Plaza Athénée, privatisé pour l’occasion, une douzaine d’exposants venus d’horizons variés et réunis sous la bannière du luxe. Parmi les plus remarquables, citons Cifonelli, bien sûr, Vacheron Constantin, Chapal, mais aussi d’autres noms un peu moins familiers du grand public (du moins, pour le moment), la chapelière Pauline Brosset, Maison Tamboite, fabricant de cycles français à l’élégance raffinée, ainsi que les Ateliers Baudin, lunetier sur mesure fondé par Guillaume Clerc. Ayant eu la chance de pouvoir pousser la porte des chambres avant l’ouverture aux invités, je vous livre ici un aperçu de la soirée en photos, en espérant que cette mise en bouche vous donnera envie d’en savoir plus sur les artisans et sociétés représentés.

La Plaza Athénée Dandy’s Night 2017 : galerie photo

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We Are Dandy Party, Florence, janvier 2017

Les dandys ont décidément le vent en poupe. Qu’importe qu’ils n’aient plus grand-chose à voir avec leurs ancêtres fin-de-siècle, qui auraient préféré mourir mille morts plutôt que de se retrouver tous ensemble au même endroit, ils s’affublent, ils s’affichent, et ils s’assument. Il y a un mois, les plus zélés d’entre eux avaient été conviés à Florence pour célébrer la parution du livre We Are Dandy. The Elegant Gentlemen around The Word, par Rose Callahan et Nathaniel Adams (la suite de I’m Dandy. The Return of the Elegant Gentleman) au cours d’une soirée organisée par l’immanquable Ignatious Joseph, alias « l’homme aux chaussures rouges ». Un effet de miroir gentiment postmoderne, puisque la plupart des personnages présents étaient ceux-là même sans qui le livre n’aurait pu exister. Au-delà de la caricature, on ne peut que se réjouir de l’ambiance festive et détendue de cette soirée, très différente de l’esprit de sérieux qui préside parfois aux destinées dites sartoriales de nos compatriotes les plus sûrs d’eux. Sur certaines des photos suivantes, on reconnaîtra aisément Mickaël Loir (Le Loir en Papillon), Pascal Zimmer (Basics and Bespoke), Defustel Ndjoko (auto-proclamé « baron du Grandandytisme »), et le légendaire Edward Sexton, dont je ne me lasse pas de l’amabilité (et encore moins du style). L’homme de goût ne pourrait-il prendre plaisir à l’extravagance ?

We Are Dandy Party - Mickaël LoirWe Are Dandy PartyWe Are Dandy PartyWe Are Dandy PartyWe Are Dandy PartyWe Are Dandy PartyWe Are Dandy PartyWe Are Dandy PartyWe Are Dandy PartyWe Are Dandy PartyWe Are Dandy Party

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